Ras le cul des clés caméléons
Ras le cul de ces clés qui deviennent invisibles quand tu en as le plus besoin, et tu te demandes si elles organisent des jeux de cache-cache pour objets inanimés.
Ras le cul de ces clés qui deviennent invisibles quand tu en as le plus besoin, et tu te demandes si elles organisent des jeux de cache-cache pour objets inanimés.
Quand tu en as ras le cul que tous les feux rouges de ta ville semblent coordonnés pour te ralentir, comme si tu étais le personnage principal d’un jeu vidéo de patience.
T’es en train de lutter pour ouvrir un Tupperware qui résiste plus qu’un coffre-fort, et quand enfin t’y arrives, la sauce tomate décide de repeindre ta chemise. Bravo, Picasso.
T’as porté ce sac comme un champion pendant dix minutes, et il décide de se suicider à 3 mètres de chez toi. Tes yaourts jonchent le sol comme des blessés de guerre.
Ras le cul de ces sacs qui tiennent bon dans l’ascenseur et explosent littéralement à ta porte, comme s’ils avaient signé un contrat de sabotage avec ton carrelage.
Quand t’en as ras le cul que ton sac de courses décide de se suicider à 3 mètres de chez toi, étalant ton intimité alimentaire sur le trottoir. Adieu dignité, bonjour yaourts roulants.
Tu veux juste te faire une tisane et tu te retrouves à pêcher un sachet brûlant avec une fourchette, une cuillère, ta dignité… et une légère envie de hurler.
Quand t’en as ras le cul que le sac de courses pète pile devant chez toi. T’as l’impression qu’il attend le moment le plus humiliant pour se suicider.
Quand tu portes ton sac de courses comme si tu ramenais l’anneau unique au Mordor, et que le truc lâche juste devant chez toi. Même Gollum aurait pleuré.
Quand tu luttes 10 minutes pour ouvrir un sac poubelle parce qu’il colle comme un ex envahissant. Tu finis par souffler dedans comme si tu faisais de l’alpinisme domestique.